Écrire, écrire, écrire…

Rédigé par Ambre Nébuleuse 1 commentaire
Classé dans : Babillage Mots clés : ambre, doutes, écriture, syndrome de l'imposteur

Quand tout ce sera effondré autour de moi, quand toute ma famille et tous mes amis ne seront plus là, aurais-je encore la force de coucher sur le papier mes craintes et mes peurs, mes joies et mes peines, mes victoires et mes échecs ?

Pourquoi ai-je toujours cette petite voix qui me dit d'écrire, même quand l'envie n'est pas là, quand je doute, quand ce que j'écris me paraît fade, pauvre, insipide, sans nuance, sans talent ? Car, il faut bien le dire, du talent, je n'en ai pas.

D'ailleurs, qui a du talent ? Picasso avait-il du talent ? Dali avait-il du talent ? Balzac avait-il du talent ? Ou avaient-ils tous énormément travaillé ? Plus je laisse filer mon stylo, au fil des rails avalés par le métro qui me ramène chez moi, plus je me rends compte que je n'ai cité aucune femme dans mes questions. Est-ce parce qu'elles ont moins de talent, et donc valent moins la peine d'être étudiées ? Les jeunes générations étudient-elles plus de femmes qu'avant ?

Est-ce qu'un jour je me ferai assez confiance pour reprendre l'écriture ? Est-ce qu'un jour je me sentirai assez légitime pour aller vers les autres et plus seulement me cacher derrière un nom de plume ? Est-ce qu'un jour j'aurai le courage de dire « Hey ! Vous savez Ambre Nébuleuse ? Et bien c'est moi ! » ? Ou est-ce que ce jour-là ce sera mal interprété, pris comme de la prétention ? Alors que je n'ai pas de talent. Je ne travaille pas plus que ça l'écriture. Pour l'instant, je me contente de jeter mes idées sur le papier, attendant le jour où, peut-être, je relirai mes textes, les reprendrai, les réécrirai complètement.

Écrire, j'en ai l'envie, presque comme un besoin qui gronde, gronde, gronde et résonne au fond de moi.

Mais écrire, sans formation, ni talent, juste en comptant sur une imagination qui fluctue au gré de mes humeurs, baignant mes nuits de rêves comme de cauchemars, est-ce vraiment une bonne chose ? Est-ce vraiment de ça que j'ai besoin pour me sentir vivre ? Est-ce que je pourrai un jour me passer de ce besoin sourd ? Ce besoin impérieux, vital, de m'échapper de la noirceur du monde qui m'entoure, par le truchement de mon imagination ?

Cette imagination qui me suit depuis des dizaines d'année et ne me quitte pas, s'éteignant un peu quand je suis au plus mal, est-elle vitale ? Le jour où mon imagination ce sera tue pour toujours, que me restera-t-il pour faire face à mes ténèbres ? Est-ce que cela sera le moment, pour moi, de partir ?

1 commentaire

#1  - Phigger a dit :

Hello Ambre

Tu n'es pas seule à ressentir certaines de ces émotions. Combien de fois me suis-je dit "Je veux écrire, vraiment qualitativement. Au fond, je n'ai qu'à écrire, tous les jours, comme un forcené, pour réussir à m'améliorer." Puis vient le moment où je me retrouve devant mon crayon et mon clavier, et rien ne vient, et j'abandonne.

Cela signifie-t-il que je dois arrêter d'écrire ? Non je ne pense pas. Parce que malgré tout, j'écris un peu, de temps en temps. Et j'aime ça. Et je suis fier de certains de mes textes. Tic-tac, Les bonnes choses ont une fin, Gaël, je suis heureux de les avoir écrits. Même si je suis loin d'avoir écrit une nouvelle conséquente. Encore mois un roman.

Mais quand j'ai l'envie, j'écris. Parce que je le veux, tout simplement.

Et parce que c'est avec ces petits pas que j'espère progresser. Peut-être, un jour, aurai-je réussi à avancer suffisamment pour avoir un livre. Et du coup me motiver à le relire, le corriger, etc. Peut-être pas. Mais j'essaye comme je peux, et je fais mes petits pas, quitte à ne jamais arriver au bout. Au moins, j'apprécie le trajet.

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