Petit point de réflexion technique

Rédigé par Ambre Nébuleuse 2 commentaires
Classé dans : Babillage Mots clés : organisation, écriture, technique

Comme vous le savez, parce que j'en ai déjà parlé dans un précédent billet, j'ai des problèmes d'organisations. Depuis, j'ai réussi à mieux m'organiser. J'ai abandonné l'idée d'utiliser Bibisco, non pas que l'outil ne soit pas bon, mais plutôt qu'il ne me convient pas pour mon usage actuel. J'ai commencé à tout réorganiser et republier, pour mes différents écrits, sur un site dédié, à cette adresse : https://carnet.lanebuleusedambre.fr/

C'est génial, c'est super, j'ai pu bien avancer, me direz-vous. Mais ça ne suffit pas et je commence à atteindre certaines limites de ce système. Je vais tâcher de vous expliquer, concrètement, ce qui me bloque.

Comment est-ce que j'alimente mon carnet ?

Si vous êtes déjà allé voir le site que je vous ai indiqué plus haut, vous pouvez voir que je l'ai construit en utilisant middleman. C'est un outil développé en langage Ruby qui permet de faire des sites statiques. Chacun des écrits, nouvelle ou roman, que vous pouvez lire sur mon carnet, a d'abord été rédigé dans un format MarkDown, avant d'être interprété par le moteur de middleman pour la génération de la page web.

(Je vous épargne les explications techniques de comment ça marche, si vous voulez en savoir plus, je ne peux que vous inviter à lire la documentation de l'outil, voire à venir en discuter sur Mastodon.)

L'avantage de cette méthode, c'est que je peux rédiger de n'importe où, à partir du moment où j'ai une connexion internet et un accès à un dépôt git. Il me suffit donc, depuis un navigateur, ou depuis une autre de mes machines, d'accéder à la dernière version du dépôt et d'écrire. Une fois que j'estime que le texte est dans une version suffisamment avancé, je n'ai plus qu'à compiler pour générer une nouvelle version du site avec le texte à jour.

Où est-ce que ça coince ?

J'ai commencé à rencontrer des difficultés au moment où j'ai voulu générer une version en PDF, pour commencer, puis en EPUB, de l'état d'avancement actuel d'Urgence Abyssale. J'ai pu générer le PDF en copiant-collant le texte original, depuis les fichiers en MarkDown, dans des fichiers TeX. Puis, à partir des fichiers TeX, j'ai pu générer un EPUB, en galérant un peu à prendre Calibre en main pour corriger deux trois trucs, comme la mise en forme des alinéas. Et ça marche. À peu près.

Mais je ne peux pas me permettre de batailler avec trois ou quatre formats de fichiers différents. Tout simplement parce que cela veut dire qu'à chaque fois que j'aurai une modification à faire sur un chapitre ou une nouvelle, je devrai la reporter sur les autres formats ! Autant vous dire que, même si l'exercice d'écriture me plaît, devoir corriger en parallèle quatre fichiers différents pour la moindre coquille, ça me dépite rien que d'y penser !

Quelles solutions ?

L'autre question que je me pose c'est, si un jour j'envisage l'auto-édition (laissez-moi rêver !), est-ce qu'il faut que je prépare un type de format spécifique ? Est-ce qu'il existe des outils ou des méthodes à suivre, ou est-ce que chacun fait comme il veut ou peut ? Est-ce que les dialogues doivent être dans une sémantique particulière comme des listes ?

Cette dernière question peut paraître bizarre, ou étrange, mais c'est une question qui m'a été posée par une personne qui travaille dans l'informatique, et pour qui un dialogue n'est en fait qu'une liste de répliques. Jusqu'à présent je me contente d'utiliser les tirets cadratins, mais maintenant je ne sais pas, je ne sais plus. Tout se bouscule et s'embrouille dans ma tête !

Une piste que j'ai commencé à explorer, mais qui peut être longue à mettre en place de prime abord, c'est de travailler sur des fichiers au format XML, puis d'utiliser XSL pour avoir le rendu dans les différents formats souhaités. Mais pour ça, il faut que j'arrive à prendre le temps, que je n'ai pas toujours, pour réussir à me dépatouiller de certains points techniques sur lesquels je bute, comme la vérification de la validité du document XML avec XSD.

Je vous ai perdu ? C'est normal, toutes mes excuses. Je suis moi-même un peu perdue et j'envisage de m'arracher les neurones à la main pour pouvoir les gratter plus efficacement…

Si vous avez des suggestions à me proposer pour résoudre cet épineux problème, je suis toute ouïe !

Urgence Abyssale : le chapitre 9 (premier jet) est sorti !

Rédigé par Ambre Nébuleuse Aucun commentaire
Classé dans : Roman Mots clés : écriture, fiction, roman, urgence abyssale

Ô mes aïeux ! Un deuxième billet dans la même semaine ? Mais que se passe-t-il ? Ah oui, j'ai continué… « Urgence Abyssale » !

Je n'ai pas abandonné ce projet ! Je continue d'avancer, à un rythme plus calme et serein, certes, mais j'avance petit bout par petit bout !

Depuis le 15 Janvier, qu'ai-je donc réalisé ?

J'ai revu la fin du chapitre 8, qui venait en début du chapitre 9 mais j'ai trouvé plus cohérent de mettre ses paragraphes avant. Je ne vous en dit pas plus, si vous aviez lu le chapitre 8, je ne peux que vous inviter à relire la fin, une surprise vous y attend !

J'ai également réussi à débloquer ce qui me posait problème pour avancer le chapitre 9. Ben oui, faire un discours pour essayer de convaincre quand on est mal à l'aise soi-même à l'oral, et devant un public, ce n'était pas le plus simple que j'ai eu à faire. Mais je me suis bien amusée ! Même si le fait d'imaginer les interactions et réactions des uns et des autres personnages m'a parfois mis plus de bâtons dans les roues qu'autre chose. J'ai dû revoir certains passages régulièrement. Et pourtant, ce n'est qu'un premier jet ! Quand j'y pense, ça me fait un peu peur pour l'avenir, quand je repasserai sur l'ensemble pour tout « parfaire » !

En parlant d'avenir…

Dans un premier temps, je vais faire un epub pour les premiers chapitres, c'est une demande de Phigger, un de mes fidèles lecteurs de la première heure, depuis un petit moment maintenant. Et oui, je ne t'ai pas oublié ! Merci de m'y avoir refait penser en commentaire d'ailleurs, je n'avais pas conscience que tu les attendais avec autant d'impatience !

Ah oui, et écrire un synopsis pour ce roman, un jour…

Je vous tiendrai bien évidemment au courant dans un prochain billet !

Pour lire l'intégralité des chapitres, ou reprendre votre lecture, n'hésitez pas à vous rendre sur cette page de mon carnet : https://carnet.lanebuleusedambre.fr/romans/urgence_abyssale/

Moi, Ambre : autrice mais surtout imposteuse

Rédigé par Ambre Nébuleuse 1 commentaire

Le titre de ce billet vous aura sûrement interpellé, c'était un peu le but. Je ne vais pas vous mentir plus longtemps : je soufre d'un assez fort syndrome de l'Imposteur.

Comment je vis mon syndrome ?

Assez difficilement, aussi bien professionnellement que personnellement, et même dans mes activités de loisir, comme quand je me glisse dans ma peau d'Ambre. Mais aujourd'hui, sur cet espace, je ne suis plus X, je suis Ambre.

Je suis une aspirante autrice amatrice qui se bat contre son petit démon noir, cette petite voix tapie dans l'ombre qui me murmure que je ne suis pas faite pour écrire, que je ne peux qu'échouer et perdre mon temps. La preuve c'est que je n'arrive pas toujours à mettre sur le papier ce que j'ai en tête, c'est donc bien que je ne suis pas faite pour ça !

Et si ce que j'écris était juste mauvais ? Et que ça n'intéresse de toute façon personne ? Ou au contraire, si ça plaît mais que j'ai une panne d'inspiration ou un blocage ? Est-ce que je ne risque pas de décevoir des gens ? Est-ce que je ne vais pas m'attirer des quolibets et autres moqueries ?

Toutes ces questions, elles me viennent par vague, et pas toujours au moment où je m'y attend le plus. Alors, forcément, c'est nocif, très nocif. Le moral est au plus bas. La productivité en prend un coup. La créativité est au point mort. Et rien n'avance. Et moins les choses avancent, et plus je culpabilise, et plus mon petit démon ricane dans son coin et continue de me piquer avec sa tige. C'est un cercle vicieux contre lequel il est difficile de se battre seul(e).

Comment je surmonte ce galopin ?

Avec le support de ma moitié et son soutien indéfectible quand elle voit que ça ne va pas, quand elle voit que je n'arrive pas à avancer alors que j'essaie, elle est toujours là pour me soutenir à sa façon.

Avec le soutien de mes amis aussi, même si c'est pour ma personne en dehors d'Ambre, ils me sont d'un soutien inespéré et inattendu. Très peu d'entre eux sont au courant de cette partie de ma vie, c'est un peu mon petit jardin secret, en grande partie à cause de ce chenapan. Ceux qui me connaissent sous ma véritable identité et parfois sous cette identité m'encouragent et me soutiennent, grâce à eux les moments sombres sont un peu plus gais et je peux avancer un peu.

Une phrase après l'autre. Un paragraphe par-ci, un paragraphe par-là. Un sourire sincère d'un ami ou de la personne que j'aime lorsque je parle des idées que j'ai en tête pour mes écrits, et voilà que l'affreux garnement s'en va bouder dans son coin, attendant patiemment de pouvoir ressortir, tel un diable surgissant de sa boîte. Mais pendant ce temps, j'ai gagné en confiance en moi. Et ses attaques passent plus vite sur ma psyché. Même si certains jours sont plus durs que d'autres.

Est-ce que j'envisage une thérapie ?

Je ne sais pas. C'est une idée qui m'a déjà traversé l'esprit, notamment dans mes moments de déprime hivernale. C'est un combat qui sera long et difficile à gagner, mais je sais que ce syndrome fait aussi que je suis celle que je suis aujourd'hui. Alors même s'il me fait du mal, peut-être que j'ai aussi un peu peur de me faire aider à l'exorciser complètement…

Peur de prendre la grosse tête. Peur de ne plus chercher à dépasser mes limites. Peur de préférer rester dans ma zone de confort. Parce que c'est aussi ça qui fait ma force, inconsciemment. Les gens qui me connaissent savent que je suis quelqu'un d'obstinée, pour ne pas dire têtue et butée. Aussi je vais sans doute pleurer dans mon coin, ronger mon frein pendant des jours, piquer une crise de nerfs, mais au bout d'un moment je vais revenir en disant : « C'est n'importe quoi ça ! Je peux faire au moins aussi bien, et même mieux ! ». Et réussir !

Alors oui, je suis une imposteuse, mais je grandis, je me soigne à l'imposture, et peut-être qu'un jour j'aurais suffisamment confiance en moi pour ne plus écouter cette petite voix comme un oiseau de mauvais augure, mais plutôt comme un signe d'encouragement à me dépasser.

Le choix des mots

Rédigé par Ambre Nébuleuse 1 commentaire
Classé dans : Babillage Mots clés : ambre, écriture, exercice

En tant que personne peu sociale et avec des difficultés à exprimer le fond de ma pensée, le choix des mots est souvent difficile. Je sais ce que je veux dire, mais je ne sais pas comment l'amener.

En tant que personne de tempérament anxieux, j'ai souvent du mal à m'imposer dans une conversation, dans un contexte ou dans un milieu. Même auprès de gens que je connais. Très souvent ce sont les mots qui ont du mal à sortir.

Est-ce que si j'emploie ce mot, ça ne va pas déformer mes propos et ce que je veux dire ? Est-ce que si j'utilise cette expression, la personne va comprendre où je veux en venir ? Est-ce que ce que je m'apprête à dire ne va pas brusquer ni blesser mon entourage ?

Du coup, souvent je ne dis rien. Je me contente d'écouter, observer. Et parfois je dis des choses, pas trop insensées je crois. Et les gens s'amusent parfois de mes maladresses, comme quand j'emploie un mot pour un autre, ce qui m'arrive régulièrement à l'oral, encore plus avec la fatigue ou le stress. Certains semblent aussi rester un peu sur leur faim parce que j'ai fini de dire ce que j'avais à dire mais que je n'ai pas envie d'entrer plus dans la conversation, allant parfois jusqu'à me braquer si la personne insiste.

Le choix des mots m'est plus facile à l'écrit, même si parfois je butte, je bloque et je trébuche. Dans mes histoires que je me raconte, et que je transcris, je suis souvent bloquée sur un point de détail du récit. Ce n'est pas que je ne sais pas où je veux aller, souvent je visualise la scène suivante, je sais où je veux amener mes personnages, c'est que je ne sais pas comment le formuler correctement.

Cette semaine, pour Urgence Abyssale, je suis « bloquée » sur un choix de mot plus soutenu dans un contexte particulier. Grâce à Mastodon, vous avez été plusieurs à me faire des suggestions, à essayer de m'aider à dérouler cette bobine de lettres qui refuse, encore un peu, de céder totalement, je vous en suis vraiment reconnaissante. La conversation en question, si vous ne voyez pas de quoi je parle, est accessible sur le lien suivant : https://framapiaf.org/@anebuleuse/101692468780925317

Voici la phrase sur laquelle je buttais, et même si je ne suis pas encore pleinement satisfaite (spoil : je ne le suis jamais de toute façon…), je pense qu'elle exprime mieux ce que mon personnage cherche à faire passer comme message :

— Nous, Abysséens, existons et sillonons les mers et les océans depuis des millénaires, à l'instar de vous, Humains, qui existez et foulez les continents et les îles depuis des millénaires.

Oui, parfois je suis bloquée, mes pensées tournent souvent plus vite que mes doigts ou ma langue, du coup c'est un peu difficile, pour moi, de m'exprimer quand j'ai tout qui se bouscule et qui veut sortir en même temps, pèle mêle. Mais avec le temps, l'expérience, et votre soutien, je sais que je vais y arriver !

Mais pour ça, je dois arriver à bien choisir mes mots.

La vie est un livre

Rédigé par Ambre Nébuleuse 1 commentaire
Classé dans : Expression Mots clés : ambre, expression

Peut-être connaissez-vous l'expression « tourner la page » qui est souvent utilisée quand il arrive certains événements dans la vie d'une personne. En voici la définition que donne le site internet expressio.fr :

Vous avez certainement déjà lu un livre d'histoire, ouvrage qui détaille des périodes passées.
C'est par allusion à un tel livre que, depuis le tout début du XIXe siècle, une « page d'histoire » puis « une page » est une métaphore qui désigne une période de la vie d'un individu, d'un groupe ou d'un pays (même si, dans la réalité, une telle période est plus souvent décrite sur plusieurs pages imprimées que sur une seule).

Si la 'page' correspond ainsi à une tranche de vie, quoi de plus simple, pour passer à la tranche suivante, que de tourner la page, comme on tourne celle d'un livre pour en continuer la lecture, ce qui a l'avantage de cacher le contenu de la précédente, nouvelle métaphore qui marque la volonté d'oublier le contenu de la 'page' précédente ?

Tourner une page à chaque étape de sa vie, c'est merveilleux, non ? Mais encore faut-il pouvoir y arriver…

Durant des années je n'ai été que l'ombre de moi-même, cachant mes souffrances à mes proches qui ne les comprenaient pas, les minimisant aussi quand j'essayais d'exprimer mon mal-être, me mentant également en n'étant pas capable de saisir la méchanceté dans l'intention de mes camarades de classe. Mais qu'y pouvais-je ? Je n'étais qu'une enfant qui ne comprenait pas, et ne comprendra peut-être jamais, le monde qui l'entoure.

Et puis, un jour, j'ai pu tourner cette page. Toujours seule, armée de mon courage et de mes parents qui me poussaient au cul pour que je réussisse. Ce jour-là j'ai décroché le baccalauréat. Des portes se sont miraculeusement ouvertes à moi, le vilain petit canard, toujours le jouet de sales gosses au comportement malsain qui passaient entre les gouttes. J'ai pu commencer des études supérieures. Du fait de mon isolement social étant gamine, j'ai fait énormément d'erreurs d'interaction sociales. Je n'ai pas appris les codes sociaux. Je n'ai appris qu'à rester à ma place et à me taire pour éviter les brimades. Des erreurs d'interaction sociales, j'en ferais sûrement toute ma vie. Je pense savoir qu'elle est leur origine, mais cette page s'étant en partie tournée, j'espère toujours pouvoir me relever et aller de l'avant.

Un autre jour, une autre page qui se tourne. J'ai fini mes études, décroché un beau diplôme flambant neuf. Je découvre le monde du travail et je suis amenée à quitter ma ville natale, avec un peu le regret de m'éloigner des rares amis que j'y ai encore, et une perspective de soulagement de pouvoir enfin voler de mes propres ailes. Au cours de mon premier emploi, j'apprends la rigueur de mon métier, les us et coutumes inhérents. Dans cette nouvelle ville, je découvre de nouveaux lieux, de nouvelles personnes. Mais surtout, j'apprends à me faire confiance. À laisser de la distance avec ma première page. Cette page ne sera peut-être jamais définitivement tournée, toujours présente dans un coin de ma psyché, tel un oiseau de mauvais augure, mais il faut aussi que je l'accepte. Même s'il s'agit d'une période trouble, sombre et difficile de mon existence qui me hantera toute ma vie, elle fait partie de qui, et de ce que, je suis. Le jour où je l'aurais acceptée, peut-être que cette page restera tournée sans se rouvrir.

Une nouvelle année commence pour moi, où je tourne une nouvelle page. J'ai enfin ouvert mon cœur à la personne que j'aime et nous partageons maintenant nos vies, nos livres, avec leurs différentes pages. Petit à petit, nous tournons de nouvelles pages, dans notre vie commune. Nous ne savons pas quand ce livre se terminera, mais en attendant, nous avons décidé d'en savourer chaque instant, chaque mot qui constitue ses pages qui s'écrivent sous nos yeux.

Parce que la vie est un livre.

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